Multinorme vs Tranemo

Quand la protection multinorme ne garantit pas une protection adaptée

Le terme multinorme est souvent utilisé pour désigner des vêtements de protection certifiés selon plusieurs normes différentes. Cette approche peut sembler à la fois efficace et économique : une gamme plus restreinte, des achats simplifiés et une impression de protection maximale.

Cependant, la protection ne se mesure pas au nombre de risques qu’un vêtement peut théoriquement couvrir. Elle se mesure à son efficacité réelle pour la personne qui le porte, dans son environnement de travail quotidien. C’est pourquoi Tranemo ne considère pas la multinorme comme un point de départ dans le développement de ses vêtements de protection. 

Comme l’explique Stefan Saetran, Directeur du développement produit chez Tranemo : 

"La notion de protection commence toujours par la personne et ses besoins."

Notre approche repose avant tout sur l’utilisateur, son environnement de travail et les risques réels auxquels il est exposé au quotidien. 

 

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LINNÉA CREASER

Responsable de la certification

[email protected]

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LOUISE SVENSSON

Responsable du développement technique

[email protected]

Pourquoi la protection générale n’est pas le bon point de départ

La protection multinorme repose sur l’idée qu’un vêtement doit convenir à de nombreux environnements de travail et protéger contre une grande variété de risques. En pratique, cela implique souvent que la conception et la fonctionnalité soient dictées par des exigences normatives qui ne sont pas pertinentes pour tous les utilisateurs.

Le respect simultané de plusieurs normes influence directement la conception du vêtement : choix des matériaux, méthodes d’assemblage, fonctionnalités possibles. Cela conduit fréquemment à des compromis qui affectent à la fois le confort et l’ergonomie.  

Comme le souligne Louise Svensson, Responsable du développement technique chez Tranemo : 

“Plusieurs normes signifient plusieurs exigences, ce qui peut limiter la conception et la fonctionnalité du vêtement pour un utilisateur spécifique.” 

Le résultat : des vêtements performants sur le papier, mais moins efficaces dans la réalité du travail pour lequel ils sont destinés.

 

 

 

“Plusieurs normes signifient plusieurs exigences, ce qui peut limiter la conception et la fonctionnalité du vêtement pour un utilisateur spécifique.” 

 

Multinorme : le risque de vouloir tout protéger

Concevoir un vêtement pour qu’il protège contre un maximum de risques a un impact sur l’ensemble de sa structure. Pour satisfaire plusieurs exigences simultanément, les matériaux sont souvent plus lourds, la coupe plus rigide et les fonctionnalités réduites. Cela affecte directement le confort de l’utilisateur.

Linnea Creaser, Responsable de la certification, résume clairement la situation : 


“Lorsqu’un vêtement est certifié selon de nombreuses normes, il peut devenir inconfortable et peu pratique pour l’utilisateur.” 

Certaines fonctionnalités essentielles à des métiers spécifiques peuvent alors être sacrifiées : poches fonctionnelles, élasticité, liberté de mouvement. Pourtant, ces éléments sont souvent indispensables à l’efficacité et à la sécurité au quotidien. 

Il est également important de rappeler que les normes elles-mêmes précisent que les vêtements ne doivent être ni surprotégés ni sous-protégés. Le niveau de protection doit être précisément adapté pour garantir à la fois sécurité et fonctionnalité. 

Lorsque le confort et l’ergonomie diminuent, le risque augmente que le vêtement soit mal porté ou même abandonné. Dans ce cas, la protection disparaît, même si le vêtement répond à de nombreuses normes.

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Quand la protection générale devient un risque 

Une protection inadaptée à la tâche peut, dans certains cas, devenir un risque en soi. Cela peut concerner des détails susceptibles de s’accrocher, des matériaux générant une chaleur excessive ou des propriétés qui limitent les mouvements et entraînent une fatigue accrue. 

Comme l’explique Louise Svensson :


“Dans la pratique, cela peut devenir un risque en soi.”

Dans certains environnements, des caractéristiques utiles ailleurs peuvent devenir dangereuses. Par exemple, des éléments réfléchissants indispensables en milieu routier peuvent augmenter les risques dans un environnement de métallurgie, où le métal en fusion peut adhérer aux surfaces réfléchissantes. 

Une coupe inadaptée peut également poser problème. Des vêtements trop amples augmentent le risque d’accrochage ou de chute. C’est ainsi qu’apparaît une fausse impression de sécurité : le vêtement est perçu comme sûr parce qu’il cumule les normes, mais il n’est pas adapté à la réalité du poste de travail.

Des environnements de travail différents exigent des solutions adaptées 

Les vêtements présentés ci-dessus ont été développés en étroite collaboration avec des professionnels du secteur ferroviaire et de l’industrie métallurgique. Ils répondent aux normes de sécurité applicables, mais sont conçus pour des environnements de travail complètement différents - cela se reflète clairement dans leur conception et leur aspect. 

Un technicien caténaire travaille majoritairement en extérieur, se déplace fréquemment et grimpe. Il a besoin de vêtements légers, souples, offrant une grande liberté de mouvement et une haute visibilité. 
À l’inverse, dans une fonderie, les risques sont liés à une chaleur extrême et aux projections de métal en fusion. Cela nécessite des vêtements plus épais, plus lourds, avec une résistance thermique élevée et un design épuré, comportant le moins de détails possible.

Un vêtement multinorme générique aurait impliqué des compromis importants, tant en matière de confort que de fonctionnalité.

Quand la norme ne suffit plus

Les normes sont essentielles en tant que références, mais elles reposent sur des essais qui ne reproduisent pas toujours les conditions de travail réelles. Dans certains environnements — comme le soudage en espaces confinés — l’exposition peut être bien supérieure à celle prévue par les tests de la norme EN ISO 11611 classe 2. 

Lorsqu’un soudeur travaille à l’intérieur d’un fût ou d’un espace cylindrique, il est exposé à une chaleur intense, à des projections et à des rayonnements sur de longues durées et sous des angles qui ne correspondent pas aux conditions d’essai normalisées. 

Dans ces situations, des solutions standardisées ne suffisent pas. Les vêtements de protection doivent être développés spécifiquement pour l’environnement réel, avec des matériaux plus résistants, une durabilité accrue et des protections complémentaires. Dans certains cas, des équipements additionnels sont nécessaires, comme des protections de bras adaptées au soudage intensif ou une protection renforcée contre les rayonnements UV.

La protection adaptée au bon métier

Pour Tranemo, le vêtement de protection le plus sûr n’est pas celui qui couvre le plus de risques, mais celui qui protège contre les risques pertinents et qui est réellement porté chaque jour. 

Comme le résume Louise Svensson :

“Le vêtement le plus sûr est celui qui est porté toute la journée, pas celui qui affiche le plus de symboles.” 

En travaillant en étroite collaboration avec les utilisateurs et en partant des conditions de travail réelles, Tranemo développe des vêtements de protection qui allient sécurité, fonctionnalité et confort. 

“Notre objectif n’est pas d’empiler les normes, mais de comprendre la personne, l’environnement et les risques liés à l’utilisation du vêtement.” 

 

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Une protection adaptée commence par les bonnes questions

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